Régis Le Sommier - "Avec le Groenland, on se rend compte d'une extrême fragilité de l'Europe" #trump
Feb 2, 2026•Channel
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Entretien avec Régis Le Sommier sur @omertamediaofficiel : https://www.youtube.com/watch?v=vSmj7HElLvs
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« Nous avons dépensé neuf trillions de dollars à bombarder comme des malades le Moyen-Orient. Nous y avons semé la mort, y compris celle des nôtres. Et qu’est-ce que cela nous a rapporté ? Rien. » Donald Trump, 1er novembre 2024.
La figure du diable hante la conscience collective depuis la nuit des temps. Il structure nos sociétés, qu’elles soient religieuses ou laïques. Parfois, le diable a été un ami avant d’être « démonisé ». Parfois, par la force des choses, il est devenu un allié. Et, parfois, il faut éliminer celui qui sert à masquer voire à justifier les errements de nos sociétés.
Ainsi, pendant la Seconde Guerre mondiale, nous avons pactisé avec Staline pour abattre un diable jugé plus redoutable : Hitler. En Irlande du Nord, les Britanniques ont fini par parler avec les représentants de l’IRA, comme les Français l’ont fait, quelques années plus tôt, avec le FLN algérien. Récemment, les Américains ont négocié avec les talibans, autre groupe terroriste, avant de leur remettre les clefs de l’Afghanistan. Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi et Bachar al-Assad ont été les amis des Occidentaux avant que ceux-ci ne précipitent leur chute, quitte à provoquer le chaos dans leurs pays.
Reporter de guerre depuis 27 ans, Régis Le Sommier, qui a lui-même interviewé plusieurs personnalités infréquentables, a souhaité revisiter le concept du diable à l’aune des conflits récents ou actuels afin de répondre à une question : les conséquences délétères d’une géopolitique menée « au nom du bien » ne devraient-elles pas nous amener à douter du bien-fondé des actions que mènent nos gouvernants, aujourd’hui encore, contre ceux qu’ils aiment à désigner comme des diables ?
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