Peau de cochon (Philippe Katerine) | Film complet | ARTE Cinema
May 4, 2026•Channel
AI Analysis
Data from YouTube Data API v3•Updated Just now
Video Overview
Video Details
Published1 month ago
Duration1:24:04
Video IDCuQ5I9zDb2g
Languagefr
CategoryEntertainment
PrivacyPublic
Made for KidsNo
Video TypeRegular Video
Performance Metrics
Views6K
Likes70
Comments16
Engagement Rate1.43%
Likes per 100 views1.16
Comments per 1K views2.66
Video Tags
Description
Un film disponible jusqu'au 31/07/2026
Philippe par Katerine : un journal intime en douze séquences vidéo où le chanteur pas encore star réenchante la vie avec une liberté jubilatoire. Un autoportrait hors-sol devenu culte.
La vie est simple avec Philippe Katerine. En 2004, il possède une petite caméra digitale, donc il filme. Son dogme : régler sa focale au plus près, zoomer sur son intimité et ses proches. Sa fille raconte une abracadabrante histoire de chute d’hélicoptère, il filme sa compagne Helena Noguerra dans les rues de Montmartre, son ami Dominique A réécoute une cassette audio de ses premières chansons enregistrées à 12 ans, il retrouve le réalisateur Gaëtan Chataigner en slip dans une chambre d’hôtel, peste contre les voitures qui ne répondent pas à ses saluts sur le pont d’une autoroute... Douze séquences comme autant de morceaux d’un album aux styles imprévisibles, douze bijoux fantaisie rassemblés par un funambule du non-sens dont le quotidien semble guidé par une inspiration sans limite.
Lampe de baladin
Quel drôle d’animal ! Avec Peau de cochon, Philippe Katerine désacralise toute l’histoire du cinéma. Le simple geste d’enclencher le bouton d’une caméra DV lui suffit pour inventer un nouveau genre : le film sur lequel on peut apposer de multiples étiquettes sans qu’aucune ne colle tout à fait. Journal intime, homemade vidéo, film à sketches, récréation foutraque, road trip (à pied), autofiction je-m’en-foutiste, pastiche de film d’auteur..., le chanteur ébrèche les teintes monochromes du réel avec ses improbables échappées poétiques, entre instantanés et semi-improvisation. Mais celui qui n’était pas encore "the blue man" des JO 2024 ne se contente pas de capter ce(ux) qui l’entoure(nt), il use de sa caméra comme d’une lampe d’Aladin pour faire surgir créatures et visions. Lorsque Dominique A chantonne sur ses premières compositions, c’est littéralement l’enfant Dominique Ané qui apparaît, touchant d’humanité. Lorsque le baladin filme dans un long travelling son quartier de jeunesse vendéen, on ne discerne pas grand-chose derrière haies et portails, mais son récit en voix off fait affleurer une vie provinciale secrète et fantasmatique, pleine de sang, de sexe et d’accidents. Sa quête d’un retour en enfance, acte pour lui créatif et libératoire, trouve son apogée régressive dans la fameuse scène où il expose devant le critique ciné Thierry Jousse sa collection d’étrons personnels, étiquetés et datés. Entre dérision et indépassable art de la récup’, une manière de défier les convenances et de réenchanter le monde qui n’appartient qu’à lui... et pour cause.
Un film de Philippe Katerine (France, 2004, 1h24mn)
🍿 Ciné-club d’arte : découvrez chaque mercredi un film qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie: https://so.arte/Cine-Club-Newsletter
Venez parler cinéma avec nous sur les réseaux sociaux :
https://letterboxd.com/artefr/
https://www.facebook.com/artecinema/
Bluesky : https://bsky.app/profile/artefr.bsky.social
Instagram : https://www.instagram.com/artefr
Toute notre offre cinéma 👉 http://arte.tv/cinema
Abonnez-vous à la chaîne 👉 https://www.youtube.com/@artecinemafr