Les femmes dans la science, le point avec @GaspardG pour L'Entre Deux | Lumni

Oct 2, 2025Channel
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Published9 months ago
Duration13:50
Video IDQzwRIboFqVo
Languagefr
CategoryEducation
PrivacyPublic
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Video TypeRegular Video

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Si l'épisode t’a plu, n’hésite pas à en visionner d'autres sur Lumni.fr ▶️ https://shorturl.at/gpFLW Gaspard G reçoit Emmanuelle Galichet, enseignante et chercheuse en sciences et technologie nucléaire pour parler de la place des femmes dans la science. En 2025, la science est partout, dans nos téléphones, nos médicaments, nos moyens de transport. Elle façonne notre quotidien. Mais derrière le mot « science », il y a surtout des chercheuses et des chercheurs, des personnes qui observent, expérimentent et font avancer nos connaissances. Pendant longtemps pourtant, les contributions des femmes ont été mises de côté, minimisées ou parfois même invisibles. Aujourd’hui encore, elles restent moins nombreuses dans certains domaines, comme les mathématiques, l’informatique ou l’ingénierie. Pas parce qu’elles sont moins douées mais parce que les stéréotypes continuent de peser. Alors pourquoi l’histoire de la science a-t-elle si peu retenu le nom des chercheuses ? Comment les choses évoluent-elles aujourd’hui ? Comment encourager plus de filles à se lancer dans la science ? Il y a clairement plus d’hommes que de femmes. Il y a à peu près 29 % de jeunes filles dans les écoles d’ingénieurs. Dans les filières industrielles, on est plutôt autour de 25 %. Dans les laboratoires de recherche, ça dépend de la discipline. En médecine, on est à peu près à 50/50. Par contre, dans des laboratoires de recherche en électricité, en sciences nucléaires, en électrotechnique, en mécanique, on est largement en dessous des 20 %. Pourtant les études montrent bien que le cerveau de l’être humain n’est pas genré. Le talent n’existe pas. Et notre ADN n’est pas genré. Qui sont Lise Meitner et Rosalind Franklin ? Elles font partie de ces femmes scientifiques qui ont fait de très grandes découvertes. On parle de fission nucléaire ou de la structure de l’ADN. C’est majeur mais elles n’ont pas été citées dans les recherches et ce sont des hommes qui ont obtenu des prix Nobel à leur place. Cela porte un nom : l’effet Matilda. C’est quoi l’effet Matilda ? Ce sont des hommes qui ont brillé alors que le travail avait été fait par une chercheuse. Et ça existe encore aujourd’hui. Quand vous êtes dans une équipe masculine, très souvent ce sont les hommes qui vont être dans la lumière. Pour le projet Manhattan, en 1940-1941, les femmes n’étaient que bénévoles. Les contrats n’existaient pas pour les femmes. Beaucoup d’hommes sont patrons de thèse, patrons de labos. Prendre sa place dans un groupe, c’est très difficile pour les femmes et en particulier pour les jeunes. Pourquoi Marie Curie est-elle la seule que l’on connaît ? La raison est paramétrique. Marie Curie a eu deux prix Nobel, un en physique, un en chimie. Mais elle a été là à un moment un peu particulier de l’histoire de France, qui a fait que tout le monde avait besoin de ses recherches. Quand elle est arrivée aux États-Unis pour aller chercher son fameux gramme de radium, elle était une star. Aujourd’hui, il n’y a pas de scientifique qui fait déplacer 100 000 personnes. C’est le rôle des médias de mettre en avant les scientifiques, pour mettre en avant le progrès de notre société, pour l’égalité des chances entre les individus, pas seulement les femmes et les hommes. Il faut savoir que dans les métiers scientifiques et techniques, à haute valeur ajoutée, c'est 30 % de salaire en plus par rapport aux autres métiers. Quelle filière recrute le plus en ce moment dans le monde scientifique ? Toutes les filières industrielles recrutent. Elles ont vraiment besoin de nouveaux salariés. Dans les dix prochaines années, toutes les grandes filières industrielles : le nucléaire, la défense, l’aéronautique, les services électriques, le ferroviaire auront besoin de 100 000 personnes. On se rend compte en France qu’on forme 3 fois plus dans les écoles de commerce que dans les écoles d’ingénieurs et aujourd’hui, on a vu une diminution du nombre d’inscriptions en école d’ingénieur de plus de 11 % en moins d’une année à l’autre. Il y a énormément d’offres et pas assez de candidats. Pourtant, dans les métiers scientifiques et techniques, vous n’êtes jamais au chômage.

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