Butembo: Tshisekedi piégé par l’état de siège –Des Les révélations chocs de Tony Baruti (RCD-KML) ●
May 8, 2026•Channel
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Les militaires étaient amenés à effectuer des tâches qu'ils ne maîtrisent pas, notamment l'administration civile ainsi que le développement, car ils ont seulement l'esprit de faire la guerre. C'est ce qui a poussé l'ennemi à étendre son rayon d'action pendant l'état de siège dans les provinces du Nord-Kivu, de l'Ituri ainsi que de la province du Sud-Kivu.
C'est ce que pense Tony Barudi, analyste politique interrogé ce vendredi 8 mai 2026, après la récente déclaration du chef de l'État Félix Tshisekedi. Ce dernier a affirmé avoir été trompé par l'armée sur l'état de siège, ajoutant que le maintenir serait une erreur car la mission de l'armée est de protéger l'intégrité territoriale.
Interrogé par Mwana Mpenzi Manzekele.
Maintenir l'état de siège serait une erreur dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, car l'ennemi ne cesse de s'étendre sous l'administration militaire, laquelle ne maîtrise pas bien l'administration civile ni les enjeux de développement. Tony Baruti Malyabwana, analyste politologue et membre du RCD-KML, estime que l'armée n'était pas préparée à l'administration civile, son état d'esprit étant plutôt orienté vers la protection de l'intégrité territoriale.
Tout en félicitant le chef de l'État pour sa sincérité concernant l'état de siège, Monsieur Tony Baruti Malyabwana pense que le président n’a pas eu accès à certaines données via ses organes de conseil et de stratégie. Il établit un parallèle avec ce qu'a connu Mobutu vers la fin de son règne : après avoir confié le pouvoir civil aux militaires dans l'espoir de contenir la progression des rebelles de l'AFDL, l'histoire a montré les limites de cette approche. Cela devrait servir de modèle (ou d'avertissement).
Cinq ans après le décret de l'état de siège par le chef de l'État, l'ennemi ne cesse de progresser et de tuer des civils dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu. L'attaque à Biakato, le mercredi 6 mai dans la province de l'Ituri, a coûté la vie à une vingtaine de civils. L'ennemi serait désormais aux portes de la province de la Tshopo, après le dernier carnage perpétré dans le territoire de Bafwasende au mois de mars de l'année en cours.